De scaphandrier à spirulinier :
l'histoire de Mathieu BOUTET
Découvrez votre spirulinier, son histoire et surtout les motivations qui l’on poussé à produire de la spiruline.
Chapitre 1 — Treize ans sous l'eau
« Quand j’ai vu ces enfants reprendre des forces grâce à quelques grammes de spiruline par jour, j’ai compris que c’était l’aliment le plus extraordinaire que j’avais jamais rencontré. »
Je m’appelle Mathieu Boutet, et pendant 13 ans, j’ai exercé le métier de scaphandrier professionnel. Un métier d’exigence absolue, où chaque détail compte, où la rigueur n’est pas une option, où on apprend à respecter les forces de la nature plutôt qu’à les combattre. Ces années m’ont forgé une façon de travailler : précis, méthodique, attentif à la qualité de chaque geste.
Ce métier m’a aussi emmené loin. Très loin, parfois.

Chapitre 2 — La découverte en Afrique
C’est lors d’une mission en Afrique que tout a basculé. Dans un dispensaire local, j’observe quelque chose qui me frappe : de petits enfants en état de malnutrition sévère reçoivent chaque jour une infime quantité d’un aliment vert, la spiruline. En quelques semaines, leur état s’améliore visiblement. Un superaliment quasi inconnu en Europe, cultivable avec peu de moyens, capable de fournir protéines complètes, fer, vitamines et antioxydants dans une poignée de grammes.
Je rentre en France avec une idée fixe : si cet aliment peut sauver des vies là-bas, il mérite d’être produit ici avec rigueur et le même respect.
Chapitre 3 — Le choix de tout recommencer
J’ai quitté les combinaisons de plongée pour les bassins de spiruline. Je me suis formé à la spiruliniculture artisanale, j’ai cherché un territoire, et j’ai choisi Longues-sur-Mer — un village de la Côte de Nacre dans le Calvados, sur les terres des plages du Débarquement. Un endroit chargé d’histoire, face à la Manche, où j’ai construit mon exploitation de zéro.
Aujourd’hui, je suis seul maître à bord. C’est moi qui surveille les bassins au lever du soleil, qui la récolte, qui sèche délicatement la spiruline à moins de 40°C pour préserver chacun de ses nutriments, qui conditionne et expédie chaque commande. Pas d’équipe, pas de sous-traitant, pas de compromis.
Chapitre 4 — Ma formation et mon parcours de spirulinier
Passer de scaphandrier a spirulinier ne s’improvise pas. Avant d’ouvrir mes premiers bassins a Longues-sur-Mer, je me suis forme sérieusement à la culture de spiruline artisanale.
La Fédération des Spiruliniers de France (FSF) propose des formations complètes aux futurs producteurs : maitrise des paramètres de culture (pH, température, salinité, densité), techniques de récolte et de séchage, contrôle de la qualité, respect des normes alimentaires. J’ai suivi ce parcours avec rigueur — la même rigueur que celle que m’avait enseignée la plongée professionnelle.
Membre actif de la FSF depuis le début de mon activité, je bénéficie également du réseau de spiruliniers artisanaux français, avec qui je partage expériences, questions techniques et bonnes pratiques. Cette communauté est une richesse pour un producteur indépendant comme moi.

Chapitre 5 — Pourquoi je ne la transforme pas
La décision de ne jamais transformer ma spiruline — ni en poudre, ni en comprimés, ni en gélules — vient directement de ce que j’ai vu en Afrique. Là-bas, la spiruline était utilisée brute, séchée naturellement. C’est sous cette forme qu’elle déploie tout son potentiel : phycocyanine intacte, enzymes actifs, vitamines préservées, acides gras non oxydés.
Broyer ou comprimer la spiruline, c’est lui faire subir une transformation mécanique qui génère de la chaleur et dégrade ses composants les plus précieux. Je refuse ce raccourci. Ma spiruline en brindilles — parfois appelées paillettes — est la spiruline dans son état le plus pur, exactement comme elle sort du bassin en plus sec. C’est ma promesse, et c’est ma raison d’être
Chapitre 6 — Mon engagement solidaire
Adhérent à la Fédération des Spiruliniers de France (FSF), je m’inscris dans une communauté de producteurs artisanaux partageant les mêmes valeurs de qualité et de transparence. Je reverse 0,2 % de mon chiffre d’affaires à l’association Spir’sol, qui développe des fermes de spiruline en Afrique pour lutter contre la malnutrition — un lien direct avec ce que j’ai vécu là-bas.
Chaque boîte que vous commandez sur ce site est cultivée, récoltée et emballée par mes mains, à Longues-sur-Mer, Normandie. Vous ne soutenez pas une marque. Vous soutenez un homme, un projet, et une conviction.
Mathieu Boutet
La Spiruline des Vikings — Longues-sur-Mer, Calvados, Normandie
FAQ — Questions fréquentes
Q : Mathieu Boutet est-il vraiment le seul à produire la spiruline des Vikings ?
R : Oui, absolument. Je suis seul sur mon exploitation a Longues-sur-Mer. Je gère de A à Z la culture dans les bassins, la récolte quotidienne en saison, le séchage a basse température, le conditionnement et les expéditions. Il n’y a ni équipe ni sous-traitant. Chaque boite que vous recevez est passée entre mes mains.
Q : Où se trouve la ferme de La Spiruline des Vikings ?
R : La ferme est installée a Longues-sur-Mer, en Calvados (14), sur la Côte de Nacre en Normandie — a quelques centaines de mètres des plages du Débarquement, entre Arromanches et Bayeux. Vous pouvez visiter la ferme sur rendez-vous.
Q : Pourquoi avoir choisi de ne jamais transformer la spiruline ?
R : Parce que j’ai vu en Afrique comment la spiruline brute, séchée naturellement, était capable de rétablir l’état de sante d’enfants sous-alimentes. C’est sous cette forme qu’elle déploie tous ses nutriments : phycocyanine intacte, enzymes actifs, vitamines B préservées. Broyer ou comprimer la spiruline génère de la chaleur qui dégrade ces composants précieux. Je refuse ce raccourci.
Q : Est-il possible de visiter la ferme ou d’acheter directement sur place ?
R : Oui, la ferme est ouverte à la visite sur rendez-vous a Longues-sur-Mer. Vous pouvez également trouver ma spiruline dans plusieurs points de vente locaux en Normandie.

Si vous souhaitez passer des vacances en Normandie, jetez un coup d’œil à nos gîtes: La Ferme de Longues.