Pourquoi ma spiruline n'est pas "Bio"?

– Qu’est-ce que le « bio » ?

 

C’est produire des aliments sans utiliser de produits de synthèse (engrais ou pesticides). C’est aussi répondre à un cahier des charges précis pour lequel un organisme certificateur vient vérifier la mise en œuvre effective. Le bilan carbone ne fait pas partie des critères de ce cahier des charges (on peut chauffer des serres, utiliser de la lumière artificielle, expédier le produit par avion ou bateau dans le monde entier, …).

Des labels tels que le logos « AB » pour la France ou « feuille » pour l’Europe attestent de la validité des cahiers des charges et de leur application. Le contenu des documents est public et validé par les institutions. Il existe aussi des organismes privés qui ne sont pas tenus aux mêmes obligations de publications de leurs documents.

Un logo ou une mention « bio » n’est pas un critère de qualité mais atteste de la manière dont l’aliment a été produit.

 

– Démarches pour une spiruline « bio » en France

 

En 2014, et après des années d’essais, la création en France, d’unités capables de produire des minéraux compatibles avec la culture biologique a permis de mettre le bio à portée de tous les Spiruliniers.

En mai 2015 La Fédération des Spiruliniers de France (F.S.F.)  dépose un cahier des charges en vue d’une reconnaissance de la spiruline en agriculture biologique auprès de l’I.N.A.O. (Institut National de l’origine et de la qualité). Cet organisme assure la reconnaissance et la protection des signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO) des produits agricoles, agroalimentaires et forestiers.

En mai 2017, la spiruline, est incluse dans le champ de l’Union Européenne (UE) en tant que « algue marine » (ce qui est faux vu qu’elle se développe dans de l’eau saumâtre). Ce qui annule la démarche de la F.S.F.

La F.S.F. Travaille actuellement avec la F.N.A.B.(Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique) Pour faire adopter un cahier des charges bio AB.

 

– Quelques subtilités à retenir

 

La spiruline « bio » vient de pays hors UE (principalement la Chine et les États-Unis) et bénéficie grâce aux « lois des équivalences » de la certification Bio européenne sans que le produit ou le processus de production ne soient contrôlés. La communauté européenne estime que les contrôles des pays d’origine suffisent, ce qui est loin d’être satisfaisant.

Le co-rapporteur du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) précise que « la spiruline bio venue de pays tiers pouvait poser des problèmes sanitaires »